Mat
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posté le 2007-09-12 à 22:33:31
AAaaaaah….Allahillalah….on peut mettre ce léger retard sur le compte des vacances ….. même si elles étaient insignifiantes….sur le compte des visites de terrains (boulot oblige) ou sur le compte de la patience sénégalaise…bref, veuillez m’excuser pour ce léger retard dans les news…mais comme le dit si bien le vieille adage… « pas de nouvelles…bonnes nouvelles » sauf que ce proverbe s’applique en Europe mais quand tu passes plusieurs jours en brousse sans téléphonie accessible, cela reste difficile pour combler ce « vide » virtuel grâce à Internet. Enfin, je vais essayer de faire rentrer les choses dans l’ordre et profiter d’un répit pour vous apportez du soleil sénégalais, des odeurs, des saveurs…la Téranga quoi !!
On va commencer par la partie professionnelle car celle est qui m’accompagne le plus et malheureusement qui me contraint un peu dans la région…Snif, je veux aller en Casamance, à Kédougou…et bin, NON, il faut encore être patient, attendre la meilleure place.
Donc si on met la machine à remonter le temps tout ce petit monde s’installe bien confortablement pour atterrir au mois de juillet 2007….atterrissage imminent sur…et oui accrochez vous bien…le futur aéroport de Fatick (en construction), ce n’est pas des bêtises…par contre qui va pouvoir se payer le luxe d’atterrir ????!!! Quand on l’on s’est et que l’on expérimente la route Fatick – Foundiougne….on se dit vraiment qu’il ne faut pas se poser de questions face à cette complexité sans réponse constante devant ces contradictions.
Toutefois, nous reprenons le cours du fil ou le fil du temps…
Juillet 2007 – Brousse de Niakhar : 45°C, pleine sécheresse…pas la moindre goutte d’eau, les femmes se lèvent à 5h du matin pour faire 2km aller et idem au retour avec une bassine de 20 litres sur la tête pour ravitailler le canaris de la maison, les bêtes crèvent de soif, les paysans sèment et ressèment le mil, pour certaines concessions le riz du midi est remplacé par du mil dont il arrive parfois que le repas de la mi-journée saute pour faire des économies de bouffes…c’est la dèche, ya tjs pas de pluie. Au final, cette dernière n’arrivera qu’à la fin du mois. Les marabous avaient prédis des pluies abondantes pour l’hivernage 2007 et bien c’est mal barré !!! Du coup, ce déraillement du climat (merci les accords de Kyoto, mais il faudrait peut-être qu’un jour ou l’autre on pense les appliquer au pied de la tête car ya tjs des gens qui crèvent de faim…et le Sénégal s’est surement du pipi de chat à côté d’autres pays), a des répercussions sur notre projet de développement régional de la filière caprine. Le mois de juillet est signe de démarrer des activités de terrain pour lancer la 2ème campagne d’IA régionale. Les sélections des chèvres débutent timidement. Nous échographions 10 chèvres par ci, 25 chèvres par là, rien du tout ailleurs !!Il s’avérera que cette année s’est un peu le bins pour sélectionner toutes les chèvres que les éleveurs proposent car sans cesse nous sommes contraint à reporter la fin des sélections avant de caller officiellement les dates des IA. Soit les chèvres sont déjà pleines (heureusement cette année nous avons un échographe), soit les éleveurs n’ont pas l’argent pour payer la cotisation, soit ils n’ont pas le temps par cause d’occupation aux travaux champêtres, soit ils attendent de voir les résultats du projet avant de s’impliquer, soit les éleveurs attendent les engagements du Conseil régional de Fatick qui tardent de tombés. C’est pourquoi, nous devons passer beaucoup de temps avec les éleveurs pour les accompagner, leur expliquer les tenants et aboutissants même s’ils ont parfois du mal à voir les « aboutissants ». Toutefois, des résultats sont palpables et nous restons confiants car il s’agit seulement de la 2ème année d’un projet qui vient de sortir de terre. De même, nous avons ouvert 2 approches villageoises dans un département. L’objectif principal est de pousser les éleveurs à être autonome dès le départ ainsi quand les « cartes » sont joués, nous maîtrisons davantage le « jeu » en vue de réduire considérablement la politique de la « main tendue ». Voilà pour les visites de terrain concernant la campagne d’IA dont nous allons finir les échos et les sélections cette semaine pour prévoir le protocole d’IA en tant que tel vers début novembre.
Vous pouvez constater que mon job se recentre bien sur de la coordination, sans compter le reste qui va suivre. Mais petit à petit, notre projet commence à faire du bruit dans le Sénégal car plusieurs vétos ou techniciens prennent contact avec nous afin d’obtenir des précisions sur les modalités pratiques des IA (inséminations artificielles) caprines. Notre objectif pour cette année : affirmer notre leadership caprin sur un plan national.
Mais ça ne s’arrête pas là… en même temps je dois veiller à la structuration et la professionnalisation des éleveurs à travers la mise en place d’interprofession. Toujours dans le cadre du contexte actuel, la Fédération Nationale des acteurs de la filière du lait local au Sénégal instaure présentement des antennes dans les différents bassins laitiers pour écouter et comprendre au mieux les attentes de la filière locale (éleveurs, transformateurs). Par conséquent, notre tour est arrivé le 18 juillet à Fatick en partenariat avec la Maison des Eleveurs et le Directoire des femmes en élevage et….le projet caprin, nous avons tenu une assemblée générale constitutive avec les acteurs des régions de Fatick, Kaolack et Diourbel (anciennement dénommé bassin arachidier). Maintenant fédérés en interprofession, les éleveurs caprins doivent creusés leur sillon face aux éleveurs bovins qui occupent toute la scène laitière. Egalement, nous sommes en train de rassembler les idées dans les 3 régions afin d’établir notre propre plan d’actions qui pourra servir éventuellement de cadre de référence pour la Fédé Nationale. En attendant cela, je mets de côté le volet élevage pour me pencher sur la valorisation du lait. Je commence à réaliser des essais de fabrication de fromages avec des résultats plutôt satisfaisants vu les conditions d’opérations !! Il faut maitriser la température, le temps de coagulation, la qualité du lait, les moyens du bord… La semaine dernière j’ai pu faire une série de fromage, avec surprise, ils étaient vraiment goutus !!! En même temps, je forme les femmes à la qualité du lait avec une parenthèse sur le processus pour fabriquer du fromage (lactique pour l’instant et je vais essayer de repartir en brousse pour faire des pâtes pressées demi-cuite, type tomme). Mais certains peuvent dire que c’est une idée complètement utopique que de faire du fromage au Sénégal vu les conditions et si les sénégalais ne les mangent pas….et bien, je ne suis pas taré…au contraire !! Après plusieurs discussions recoupées auprès des gérants des campements hôteliers ces derniers m’ont confirmé que les toubabs touristiques réclament régulièrement du fromage frais et affinés….et de chèvres bien entendu…donc il existe un gros potentiel à exploiter dans la région et au Sénégal. « On a marre des importations à outrance et des produits laitiers européens trop couteux pour les bourses sénégalaises » !!
Mais le pompon se décroche avec la préparation d’un séminaire de formation destiné aux techniciens d’élevage de la région. Juste avant de recevoir la Smala, au mois d’août, suite à une demande de financement auprès d’un projet national d’appui à l’élevage, ce dernier m’avait demandé d’animer cette formation de 2 jours avec pour thème « conduite d’un élevage caprin raisonné en système semi-intensif et intensif ». Il m’a fallu 4 jours pour concevoir le support de formation, une quarantaine de pages qui comporte tous les paramètres et indicateurs à la conduite d’un élevage de chèvres. Après être sorti du CS caprin il y a 2 ans j’ai du me rafraichir la mémoire sur les techniques d’élevages mais surtout adapter mes connaissances à la réalité de l’élevage sénégalais…le gros morceau des préparatifs car j’ai du réinventé des indicateurs, estimer des paramètres pour tomber au plus juste de la réalité en veillant que mes paroles soient également applicables sur le terrain…Piouf…complexe, mais très intéressant pour une première à refaire si j’ai déjà le support !!!
Autrement, j’occupe le reste de mon emploi du temps au bureau avec la partie administrative et coordination : courrier, mail, partenariat, lobbying, travaux sur les 2 autres axes de la coop déc à savoir la micro finance et l’écotourisme. Mais présentement, nous sommes un peu au ralenti sur ce point. Toutefois, nous envisageons d’organiser des assises sur le tourisme d’ici la fin de l’année afin d’anticiper sur la politique de l’Etat (le tourisme n’est pas encore à ce jour une compétence transférée). Mais une innovation va apparaître pour taper encore plus fort : l’événementiel. Comme je l’ai déjà expliqué dans un précédent, le delta du Sine-Saloum est rentré en 2005 dans le prestigieux club des 30 plus baies du monde. Pour mettre en valeur les dernières baies inscrites, la gestion du Club (siège en France dans la Baie de Somme) fait circuler un catamaran de baie en baie pour allier promotion, tourisme et découverte. Pour notre part, le cata’ doit arrivé dans le Sine Saloum entre le 18 et 25 décembre. Nous allons profiter de cette manifestation pour ouvrir les assises régionales à Fatick.
A l’inverse des autres mails, dont les uns à la suite des autres peuvent sembler répétitifs, une nouveauté a vu le jour au Conseil…une nouveauté ? Ou devrais-je dire….encore un autre projet…qui sort hors du commun puisqu’il part d’une idée bénigne, d’un simple constant pour dissimuler derrière tout un système complexe…l’Aide Internationale, le SNU (système des Nations Unies). Personnellement je ne suis pas officiellement impliqué car il s’agit d’un projet hors coopération Fatick/ Poitou-Charentes mais je suis mis à disposition du CRF donc pourquoi ne pas profiter de s’investir un peu dans cette « machination » pour comprendre le fonctionnement d’un bailleur de fonds et sa logique d’investissement dans le développement. Même si à vos yeux il s’agit d’un simple projet, il peut s’avérer intéressant de développer un peu… afin de comprendre le pourquoi du comment ??!!
L’origine de ce projet provient d’une idée quelconque d’un promoteur français qui a construit une petite usine de glace à Foundiougne dans le cadre d’un jumelage avec une ville de France. Mais les ventes de glace en écailles remboursent difficilement l’investissement de départ. Alors Jean (le promoteur) a pensé développer la production de crevettes pour accroitre ses ventes de glace. Mais aux yeux de son ami (de projet et d’enfance), Michel, expert au PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), trouve cette idée pittoresque après plusieurs heures de discussions qui font que l’œil d’un promoteur et l’oreille d’un expert en développement international arrivent à bâtir ce fameux Projet DRASS : Projet de développement régional de l’aquaculture dans le Sine Saloum. Au départ, le projet utilise la crevette comme moyen de développement mais ça pouvait très bien être les fromages de chèvres ou le jus de bisap. La finalité se situe dans la mise en place d’un réel plan de développement économique de la région Fatick à travers un partenariat public/ privé. C’est pourquoi un grand nombre de bailleurs seront interpellés pour initier le projet et surtout créer un climat de confiance aux investisseurs étrangers. Le Projet DRASS sera basé sur la charte au développement des Nations unies qui vise à rénover son système en finançant les besoins du pays ou de la collectivité locale et non imposer des règles dans les financements en fonction de la vision du développement du bailleur. Enfin, le projet doit s’aligner sur les OMD (Les objectifs du Millénaire pour le développement) et sur les tendances actuelles qui favorisent le déblocage de l’argent telle que la notion de co-développement, lutte contre la pauvreté et lutte contre l’émigration clandestine.
Un projet à 200 millions d’euro, qui devra enfin permettre à la région de mettre en valeur ses potentialités encore sous exploitées. Démarrer concrètement avec le Conseil régional il n’y a qu’un mois, la 1ère phase d’approche est route dont le financement des études et la constitution du projet doit mobiliser environ 150 000 euros…pas mal. D’ailleurs, la chancellerie a été sensibilisée par le Ministère Français des Affaires Etrangères qui accroche également à l’intérêt de projet. Quand on a réalisé les besoins de financement, j’étais comme un dingue car j’ai eu l’impression que l’on faisait notre marché : « alors, qu’est ce qu’il nous faut…un 4*4 ? des équipements informatiques ? une assistance ? des frais de séminaires ? » Quand je vois la région Poitou-Charentes pinaille pour débloquer 4500 euros pour payer la totalité de mon véhicule… c’est vraiment le monde à l’envers. Mais le pire c’est que les bailleurs font tous accrochés puisque le Projet vise à rentrer dans la politique de réforme des Nations Unies qui vise à regrouper pratiquement toutes les agences par pays dans un seul building afin de réduire les coûts. De ce fait les agences seront transformés en division (ex : PNDU, PNUD, FEM, PAM, ONUDI…) et elles seront obligés de collaborer entre elles sur certains gros projets. En bref, une petite région, un projet modeste qui vont bientôt se faire entendre. Pour les intéressés par le Projet et la politique de Bonne Gouvernance, rendez-vous sur son site http.bluteau.eu
Maintenant on va laisser de côté le boulot…Oufs…pour passer aux divertissements…le « Hors-Conseil », les « A-côtés », la Vie sénégalais, quoi !!!
Tout d’abord, je tiens à vous informer que je viens de réussir mon permis moto avec « brio »…ça a été long et dur !!!!!!! je plaisantes. En tout cas je suis bien content car j’ai passé uniquement le permis moto (grosse cylindrée) et le jour venu pour récupérer le permis je me suis aperçu qu’ils m’ont donné le permis B avec !!! Plutôt cool. Enfin, maintenant je suis dans les règles : permis, assurance…et la carte de séjour ???...euh….zut !!! La carte de résident est une autre histoire qui a failli me couter chère : délai de 3 mois dépassé. J’avoue que les agents de la brigade mobile de sécurité ( les RG de Fatick) étaient vraiment cools car ils ont réussi à tout arranger…apparemment mon statut de coopérant et la région de Ségolène ont fait passer la pilule. Tout est bien qui fini bien !!
Comme certains ont du le savoir j’ai eu l’occasion d’accueillir mes frères et sœur durant une semaine au mois d’août, malgré les cours délai, ce fut une aubaine pour moi afin de me reposer et changer d’air loin des activités du projet. Ils ont tous pu découvrir une partie de l’Afrique en gardant une image très positive…et oui, ce continent n’est pas seulement un lieu de discordes, d’incompréhensions, de complexités, de disparités, d’inégalités, de sauvagismes et corruption mais aussi un lieu de beautés, de ressources, de découvertes, de biodiversités, d’accueils, de majestueux …Pour une grosse semaine, il n’a pas été difficile d’organiser les visites et découvertes dans la mangrove, à la pêche, en balade dans la forêt, sur les marchés pour marchander, au bord de l’océan, dans une case pour déguster le Soum-soum ou la Gazelle…et tout ça en restant dans la région de Fatick. Pour ceux qui ne sont pas encore convaincu de venir découvrir le Sénégal, et bien, je ne peux plus rien pour vous !!! A vos billets d’avion, Partez !!!!!!!!!!! Je ne veux pas me transformer en tour opérateur mais juste donner à chacun (pour ceux qui ne connaissent pas encore) le goût de l’Afrique, une autre vision du développement !! Aaaaaah les vacances…à peine gouter qu’elles sont déjà parties, c’est vrai qu’une semaine ça fait du bien mais il y a toujours un arrière goût de trop peu. A quand les suivantes ??!! Inchall’ah.
Côté santé, et bien tout va bien, pas de chias….., pas de mal au bide, pas de palud, pas d’amibes, un seul rhume…à cause de la climatisation et cela la veille de prendre les vacances, pas vraiment le pied. J’étais parti chez un collègue qui n’avait pas de moustiquaire pour dormir et seulement une clim’…et bien voilà le résultat.
Dans l’ensemble je pense que je me suis bien sénégalisé : je suis toujours en retard (plus que les sénégalais), je mange du riz à longueur de journée, je suis devenu « accro » au couscous + lait Gloria®, je fais la sieste (quand j’ai le temps), je me sédentarise (un peu trop peut être, d’ailleurs ça fait longtemps que je ne suis pas parti pêcher sur Mar Lodj….Mmmmm …le 15 août avec la Smala)… Par contre ma culture toubab me rappelle parfois à l’ordre sur le régime manquant en fromages, chocolat, steak de bœuf pas trop saignant ni semelle de chaussure tout cela arrosés d’un peu de vin. J’aurai tout l’honneur de redécouvrir cela ….tantôt !! A l’heure actuelle j’ai la Gazelle qui me console mais ce n’est pas toujours fameux. D’ailleurs il faut que je me prévois un p’tit week-end sur Dakar pour aller me refaire une flore « ruminale » !! A ce propos, il faut que je parte à la découverte du Sénégal car maintenant je connais mieux la région de Fatick que les Fatickois (car ils ne voyagent jamais) mais je n’ai pas eu l’occasion d’aller dans d’autres régions comme la Casamance, le Parc du Niokolo Koba, Kédougou, St Louis… Pour toutes ces régions, il faut que je prenne au moins 5 jours de voyages soit 2 jours de transport et 2 ou 3 jours de visites-découvertes. Si j’opte pour cette allure, le projet caprin ne va pas avancer !!! Mais coute que coute (à sur que sur !!) je bloquerai plusieurs semaines à la fin de mon volontariat…d’ailleurs si certains souhaitent m’accompagnés c’est Amoul Problem !!!
Je ne sais pas si je vous ai dit mais j’ai déménagé dans une petite maison tout juste à côté du conseil régional. Maintenant je suis en collocation avec 2 profs d’histoire-géo du lycée de Fatick. Deux jeunes (ou presque), grands farceurs avec un esprit très ouvert. Du coup, on ne manque pas de rigoler mais pour le moment et à cause des vacances s’est plutôt mort à la maison car ils sont repartis dans leur village. Comme ça je peux améliorer mes connaissances en culture sénégalaise, échanger sur le développement du pays et la notion de pays émergent, discuté sur les grandes politiques de Wade, par contre il faut absolument que je bloque une plage horaire dans ma semaine pour apprendre concrètement le Wolof, il faut que ça devienne mon nouveau combat !! Je ne peux pas passer 2 ans sans maitriser les rudiments de la langue nationale, certes mes collègues préfèreraient que j’apprenne le sérère et certains de mes éleveurs, le peulh. De plus ça facilite les échanges avec des discussions plus franches.
Je pense avoir fait le tour à nouveau cette fois-ci, j’espère ne pas avoir été trop long…maintenant on peut se dire à une prochaine. Comme d’habitude, rendez-vous sur mon blog pour voir les nouvelles photos et déposer des commentaires. Il faut que ça devienne un réflex
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